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Haute-Marne : 33 bêtes tuées, la plus grosse attaque de loup sur le territoire

Durée de lecture : 2 min.
La pression du loup ne faiblit pas en Haute-Marne. Ce jeudi, deux nouvelles attaques attribuées à un grand canidé ont été constatées à Bassoncourt et Is-en-Bassigny. À Bassoncourt, le bilan est particulièrement lourd : 33 animaux retrouvés morts, deux euthanasiés et deux blessés.

Colère agricole

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La pression du loup ne faiblit pas en Haute-Marne. Ce jeudi, deux nouvelles attaques attribuées à un grand canidé ont été constatées à Bassoncourt et Is-en-Bassigny. À Bassoncourt, le bilan est particulièrement lourd : 33 animaux retrouvés morts, deux euthanasiés et deux blessés.

Les constats réalisés sur place confirment une attaque typée grand canidé. Une appellation utilisée dans l’attente des analyses définitives. À Is-en-Bassigny, un second constat a été établi : un bélier tué, lui aussi attribué au même type de prédateur.

Un bilan plus lourd qu’en janvier

Cette attaque de Bassoncourt constitue l’une des plus importantes enregistrées dans le département. Elle dépasse celle survenue le 27 janvier dernier, dans la même commune, où 21 agneaux avaient été tués et neuf autres blessés, ces derniers ayant dû être euthanasiés.

Depuis plusieurs mois, les éleveurs haut-marnais dénoncent une multiplication des prédations, avec des pertes parfois massives en une seule nuit. La répétition des attaques alimente les inquiétudes dans un département déjà fortement touché en 2025.

Une visite ministérielle toute récente

Ces faits surviennent alors que la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, s’est rendue en Haute-Marne le 16 février dernier, notamment pour évoquer la situation du loup avec les éleveurs et les représentants de la profession agricole.

À cette occasion, elle avait annoncé des mesures destinées à faciliter les tirs de défense et à accélérer les procédures administratives dans les territoires les plus touchés. L’objectif affiché : permettre aux éleveurs de réagir plus rapidement face aux attaques répétées.

Un cadre réglementaire assoupli mais encadré

Un nouveau décret permet désormais d’autoriser plus facilement des tirs de défense simples ou renforcés, sous réserve que les exploitations aient mis en place des moyens de protection (clôtures adaptées, chiens de protection, surveillance accrue).

Les décisions restent toutefois placées sous l’autorité du préfet, dans la limite d’un quota national annuel de prélèvements. L’État affirme vouloir maintenir un équilibre entre la protection d’une espèce protégée et la préservation de l’activité d’élevage.

Sur le terrain, la répétition des attaques alimente la tension. À Bassoncourt comme ailleurs, les éleveurs attendent désormais des effets concrets des annonces ministérielles, alors que les pertes continuent de s’accumuler.

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Clémentine Coppola

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